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Emaux de LongwyL'identité de cette céramique se développe comme il se doit dans l'innovation tout en s'appuyant sur une tradition patiemment acquise, elle s'adresse aux amateurs d'art contemporain tandis que les collectionneurs s'attachent à découvrir le passé et s'émerveillent de la richesse et de la diversité des créations de chacune des époques traversées. Le feu a ses mystères que les faïenciers déposent dans les flammes de la tradition, le cuivre rouge se sublime en bleu, le cobalt trace son filigrane noir, l'émail fond et se vitrifie en facettes de cristal. Longwy façonne ses secrets à la mesure de ses emprunts orientaux. Les trois secrets des émaux : Le bleu de LONGWY       ÂC'est vraisemblablement à l'artiste, Charles LONGUET que LONGWY doit la réputation de ses bleus dus à l'oxyde de cuivre en combinaison avec un verre alcalin. Cette couleur si caractéristique n'est pas toujours d'une nuance constante et varie de la turquoise pure à celle fugacement teintée de lapis-lazuli par des traces d'oxyde de cobalt. Le craquelé de l'émail                                        ÂL'émail orné d'un réseau de fines trésaillures qui forment le fond des pièces est un héritage de l'Extrême-Orient. Tout le charme de cet accident naturel tient à la poésie de la délicate résille qui brise l'émail de mille facettes sur lesquelles se réfléchit la lumière. La mise en valeur du réseau des fissures est une opération simple, réalisée par l'infiltration d'un liquide coloré. Le filigraneLorsqu'en 1864, Eugène Collinot dépose son fameux brevet, il imagine d'enchâsser ses émaux dans un filigrane d'oxyde. Il ouvre alors la voie à un système décoratif qui relie les orients au monde occidental. En s'inspirant du procédé adopté à Tabriz en Azerbaïdjan au XIVe siècle, à celui des riches faïences d'Ispahan du XVIème siècle, ou à la " cuerda seca " hispano-mauresque, le célèbre faïencier du Parc des Princes, décoré par le Shah de Perse en 1873, enrichit la céramique française d'une expression plastique alors inconnue. |
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